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Où va le monde de la crypto : la résistance à la censure dans la crypto

June Katz

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Mis à jour : ,2 min

La censure financière ou le fait de couper l’accès au système bancaire mondial est l’un des outils les plus puissants dont dispose un gouvernement pour punir ses ennemis. Que la censure financière soit utilisée pour une bonne cause ou non, la question est un système monétaire mondial décentralisé retire-t-il cette arme aux autorités ?

Tendances

Pour l’instant, une répression gouvernementale contre la crypto semble bien réelle : l’administration Biden présente un projet de loi sur la crypto et un tribunal canadien gèle des millions de dollars de fonds des manifestants du convoi — y compris du Bitcoin.

La situation au Canada nous montre également les méthodes de traçage crypto dont dispose déjà le gouvernement. Le Bitcoin ne peut peut-être pas être censuré, mais il est aussi radicalement transparent, et les forces de l’ordre ont remarquablement réussi à relier des adresses bitcoin à leurs utilisateurs.

Pratique

Le Bitcoin ne résout le problème de la censure financière que lorsque les individus détiennent les clés de leurs propres coins. Lorsqu’ils sont conservés sur une plateforme d’échange, les sociétés responsables en gardent la garde tout comme une banque ordinaire. 

Cela signifie que le gouvernement peut faire pression sur les exchanges pour geler les comptes bitcoin, ce qui est exactement ce qui s’est passé au Canada, où les actifs crypto des manifestants ont été saisis. Sans solution simple pour convertir les fonds en cash, dépenser cet argent est devenu un défi pour les manifestants.

Préoccupations

Il convient de noter que l’anonymat des cryptomonnaies telles que Bitcoin, Litecoin, Namecoin et autres est compris comme de la pseudonymie, dans laquelle une seule violation des mesures de sécurité (par exemple, l’achat de cryptomonnaies via un simple virement bancaire) peut conduire à la divulgation de l’identité du propriétaire. Par conséquent, des cryptomonnaies telles que Dash et Zerocoin ont été développées pour renforcer l’anonymat.

Bien que les gouvernements ne puissent pas interdire l’utilisation de la blockchain, ils peuvent la marginaliser et ralentir sa croissance jusqu’à ce que les outils nécessaires au contrôle apparaissent.

Les épicentres du développement des cryptomonnaies dans les années à venir pourraient être certains pays où l’État et ses institutions financières jouissent d’une confiance extrêmement faible au sein de la population.

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